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Biodiversité en pratique: L’hiver arrive, mettez vos auxiliaires au chaud !

Les auxiliaires assurent un contrôle, parfois discret, mais souvent efficace des ravageurs des cultures. Lorsque les températures baissent, si certaines espèces vont jusqu’à migrer en Afrique, la plupart vont trouver un abri pour traverser la mauvaise période.

Coccinelles et chrysopes passent l’hiver dans des abris, les feuilles mortes, les écorces, voire les maisons. Les forficules s’enfouissent dans le sol pour hiberner. Les carabes vivent en tant que larve dans le sol et hivernent sous forme adulte ou larvaire. Les staphylins hivernent en bord de champs, dans les tas de pierres, les paillis et débris végétaux.

Les punaises prédatrices apprécient les haies et les écorces comme abri d’hivernage. Les araignées pondent souvent leurs œufs à l’automne dans un cocon de soie. Fixé à une herbe, une branche, un abri divers… le cocon peut contenir plusieurs milliers d’œufs qui écloront au printemps. Les syrphes hivernent à l’état larvaire ou adulte notamment au niveau des prairies et jachères. Les femelles pondront de 500 à 1000 œufs par an si la quantité et la qualité de nourriture (pollen et nectar) est suffisante.

Créer ou maintenir, à proximité des parcelles, des refuges hivernaux diversifiés pour les auxiliaires permet à ceux-ci d’être présents dés les premières apparitions des ravageurs. C’est l’assurance de limiter le risque d’arriver à des niveaux de pullulation de ravageurs préjudiciables à la production agricole. Haies, bandes enherbées, mares, prairies, voire abris artificiels hébergent ainsi de précieux auxiliaires pour l’agriculteur.  

Contact: Régis Wartelle - Chambre Régionale d’Agriculture des Hauts-de-France
Pour plus d’informations: www.gestionsdeterritoire.fr