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Biodiversité en pratique: Les Apoïdes, de petits auxiliaires avec un grand potentiel

L’ensemble des êtres vivants est regroupé dans un système de classification qui est souvent représenté par un arbre dont l’extrémité de chaque branche représente une espèce.

 

Définition des apoïdes

L’ensemble des êtres vivants est regroupé dans un système de classification qui est souvent représenté par un arbre dont l’extrémité de chaque branche représente une espèce.

La super-famille des apoïdes regroupe l’ensemble des espèces vivantes dont les individus présentent les caractéristiques de ce que nous appelons couramment des « abeilles ». Les bourdons et certaines guêpes font aussi partie de cette super-famille.

Quelques chiffres

Sur le territoire picard (Aisne, Oise, Somme), plus de 600 espèces sont présentes. Chacune de ces espèces est unique, et toutes n’ont pas forcément le même mode de vie, ni les mêmes besoins. C’est pourquoi la majorité de ces espèces est peu ou mal connue.

Robustes mais petits

Toutes ces espèces ont un point commun, elles ont besoin pour se nourrir de pollen et de nectar qu’elles récoltent dans l’ensemble des fleurs présentes dans leur secteur de récolte. Et tout en se nourrissant, souvent dans les parcelles, elles rendent un grand service aux exploitants, elles assurent la pollinisation des cultures.

Réponse de la Chambre d’agriculture

Afin d’apporter des réponses concrètes sur la situation régionale et l’impact des pratiques agricoles sur ces espèces, la Chambre régionale d’agriculture développe depuis de nombreuses années des protocoles d’expérimentation et de diagnostic sur les pollinisateurs et les auxiliaires de cultures.
L’outil de diagnostic « ApiDiag » s’inscrit dans une volonté de compléter les dispositifs existants et renforcer ainsi les connaissances sur les apoïdes.

Ses objectifs sont de pouvoir évaluer:

  • la diversité et l’abondance des apoïdes présents sur l’exploitation
  • l’impact d’un changement de pratiques agricoles sur ces populations
  • les données existantes et en générer de nouvelles.


Concrètement, il s’agit de remplir un questionnaire d’évaluation avec un conseiller de la chambre puis d’aller effectuer le protocole d’observation sur la (ou les) parcelle(s) choisie(s). Ensuite, des conseils pourront vous être apportés afin de profiter de cette ressource naturelle tout en accompagnant les changements au sein de votre exploitation.

Afin de suivre et d’évaluer au mieux l’impact du changement, il est recommandé d’effectuer une observation a minima 1 fois par an.
Fonctionnement: Travail exploitant/conseiller, Anonymat des données

Le protocole

A la première observation d’une année, le questionnaire est rempli avec le conseiller (1h) afin de définir les objectifs et ainsi dégager les pistes de travail. Ensuite, il faut compter 30 minutes par parcelle sélectionnée pour réaliser le protocole d’évaluation.
Si plusieurs observations sont prévues dans l’année, ajouter 30min par observation prévue.

Si vous souhaitez faire des diagnostics sur plusieurs années, le diagnostic sera réalisé à la même période à chaque fois. Cependant, il n’y a aucune obligation ni aucun engagement pour l’exploitant.

Public – Qui est concerné ?

Tous les exploitants ayant un projet de changements de pratiques (matériel, rotation, intrants, etc…), souhaitant connaître la diversité présente sur leur exploitation étant curieux, curieux et/ou passionnés de nature.

Contact: Benoit Lemaire, Chambre d’Agriculture de l’Aisne
Crédit Photos : Mattheo Solito/CA Aisne