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Biodiversité en pratique: Favoriser la biodiversité sur mon corps de ferme

 

Le bâti agricole qu’il soit à usage d’habitation ou à vocation agricole constitue un habitat privilégié pour de nombreuses espèces de la faune ou de la flore. Celles-ci sont de véritables alliées des hommes aux rôles souvent ignorés.

Exemple d’espèces cavernicoles et rupestres sur mon corps de ferme
De nombreuses espèces d’oiseaux et de chauves-souris utilisent les bâtiments agricoles comme site de nidification, de reproduction et de repos. Les moindres niches, interstices dans les murs et charpentes sous les toits offrent des conditions favorables pour ces espèces cavernicoles et insectivores. Par exemple, les hirondelles et les martinets sont des insecticides naturels très efficaces. Une hirondelle rustique capture entre 2300 et 12000 insectes par an pour nourrir ses jeunes dont près de 60% de diptères (mouches, moustiques) et 30% d’hémiptères (pucerons). Autre exemple, l’Effraie des clochers est un rapace nocturne des vergers, friches et cultures dont le régime alimentaire se compose jusqu’à 80% de rongeurs (campagnols). Le bâti agricole offre également un refuge pour les pollinisateurs en hiver tels que les abeilles sauvages au niveau des fentes d’un mur ou d’une poutre. Par ailleurs, les plantes rupestres et grimpantes, comme le lierre, poussent sur des substrats particuliers (murs, rochers, toits) et servent de garde manger pour les insectes tout le long de l’année.

Que faire pour favoriser la biodiversité sur ma ferme ?
Préserver et créer des aménagements: conserver les cavités existantes (trous, fissures stables) et l’accès aux combles et caves, réaliser des travaux de rénovation en dehors des dates de nidification autrement dit entre septembre et mars, préserver le patrimoine bâti (murets, bâtiments), installer des nichoirs, aménager des bandes fleuries.
Minimiser les dangers: Appliquer des silhouettes sur les vitres pour éviter les collisions mortelles, empêcher l’accès aux nichoirs et mangeoires pour les prédateurs, obstruer l’accès aux conduits de cheminées ou poteaux creux grâce à des grilles pour éviter que la faune ne se retrouve bloquée.

Contact : Cécile Augrain -  Chambre d'agriculture de Picardie
Crédits photos: Laval Roy

Pour plus d’informations : www.gestionsdeterritoire.fr