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Biodiversité en pratique: Etude de la rentabilité d’une parcelle agroforestière

Les intérêts de l’agroforesterie sur l’érosion, la fertilité des sols, la qualité de l’eau, la biodiversité, etc, sont aujourd’hui bien connus. Cependant, ces connaissances ne permettent pas aujourd’hui de répondre à la question récurrente des agriculteurs: «Est-ce que l’agroforesterie sera rentable dans mon champ?».

D’après des études sur le sujet …
Fabien LIAGRE, Responsable Recherche et Développement pour AGROOF SCOP, a pu dresser un bilan après la récolte des arbres d’une parcelle agroforestière à forte densité. La biomasse produite (culture + arbres) par 1 hectare de cette parcelle agroforestière, équivaut à la biomasse produite par 70 ares d’une parcelle en monoculture et 61 ares d’une parcelle de sylviculture. Ainsi, un hectare de cette parcelle agroforestière produit autant de biomasse que 1.31 hectare, arbre et culture séparés. Cette productivité semble très intéressante, mais est-elle rentable pour les agriculteurs Picards ?

Nos objectifs
Suite à ces questions, nous cherchons à établir un outil de simulation technico-économique offrant la visibilité sur la rentabilité d’un projet agroforestier avant son lancement, voire l’optimisation de systèmes déjà en place.
Pour concevoir cet outil, on part du principe que la variation des pratiques culturales et le rendement sont les leviers de mesure de l’impact économique de l’agroforesterie sur les parcelles implantées. C’est pourquoi nous réaliserons un questionnaire soumis aux agroforestiers expérimentés et nous étudierons l’évolution des rendements dans ces parcelles. Enfin, ces données et celles collectées auprès des acteurs du monde de l’agroforesterie, permettront d’élaborer un outil de simulation technico-économique.

En conclusion
Cet outil permettra aux exploitants de mieux se positionner économiquement vis-à-vis de leur projet agroforestier naissant et/ou en évolution. Plus loin, l’amélioration du cahier des charges de l’appel d’offre à l’implantation, la création de nouvelles MAEC, la communication technique de ce sujet et l’amélioration des protocoles utilisés pourraient se voir propulsés.

Pour en savoir plus, contactez votre Chambre départementale d’Agriculture
Référent: Jérôme Cipel 03 22 33 69 00
Stagiaire: Pauline Lepoetre 03 22 33 69 00
Crédit photo : IGN