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Biodiversité en pratique: concilier les travaux de récolte et la préservation du gibier

L’élargissement des barres de coupe et la puissance accrue des matériels offrent des vitesses de travail élevées. Ces progrès techniques risquent de provoquer des dégâts importants pour la faune sauvage.

Nombreux sont les animaux qui ne s’enfuient pas à l’approche d’un engin soit par incapacité (œufs, poussins nidicoles), par réflexe de comportement (poules couveuses ou blotissement des faons et lièvres) ou par lenteur. Ils sont alors happés par le matériel. Selon les espèces, cette mortalité concerne 10 à 25 % des populations.

Pour l’agriculteur, les conséquences les plus importantes sont les dommages matériels et le risque de botulisme lié à l’ingestion par son troupeau de fourrages contaminés par des cadavres d’animaux sauvages.

Pour permettre aux animaux d’évacuer la parcelle et réduire efficacement cette mortalité, il existe des solutions :

  • La barre d’effarouchement est très efficace pour les travaux de fauche et de broyage. Elle est fixée devant la barre de coupe, déployée sur le coté du tracteur afin de déranger et faire fuir les animaux présents dans la bande de végétation qui va être travaillée.
    Pour être pleinement efficace, l’usage de la barre d’effarouchement sera nécessairement accompagné d’une adaptation du parcours de fauche dans la parcelle (figure 1), du centre vers la périphérie et de la vitesse de travail, estimée au maximum à 6-8 km/h.
  • D’autres systèmes plus sophistiqués existent tels que des sifflets ultrasons (peu efficaces sur les jeunes chevreuils et les lièvres) et les caméras infrarouge (plus chères) sans être aussi efficaces.

 Contact : Yannick Decoster - Chambre d'agriculture de la Somme

Plus d'information sur www.gestionsdeterritoire.fr

Crédits photo : Fédération des Chasseurs de l'Aisne